La BID dévoile son fonds de financement concessionnel Une ressource vitale pour les pays membres les moins avancés
Al-Ula, Royaume d’Arabie Saoudite, 8 février 2026 — Dans une démarche inédite visant à accélérer le développement durable, la Banque islamique de développement (BID) lance aujourd’hui, à l’occasion de la deuxième conférence d’Al-Ula sur les économies des marchés émergents, son Fonds de financement concessionnel. Cette initiative marque une évolution décisive dans le dispositif d’appui de la BID à ses pays membres. Le nouveau fonds est conçu pour répondre aux besoins urgents de 27 pays membres les moins avancés.
Fort de cinq décennies d’action en faveur du développement, le Fonds de financement concessionnel de la BID introduit un modèle de financement amélioré, pleinement aligné sur le cadre stratégique décennal (2026-2035) du Groupe de la BID. Il entend déployer des instruments conformes à la charia, notamment de multiples modes de financement concessionnels et des subventions ciblées dans des contextes de fragilité, afin d’alléger le fardeau de la dette et sous-tendre des investissements favorables au développement du capital humain ainsi qu’au renforcement de la sécurité alimentaire, des infrastructures essentielles et de la résilience face aux changements climatiques.
Les allocations à partir du fonds sont déterminées selon un cadre rigoureux et fondé sur des données probantes, qui donne la priorité aux pays ayant les besoins les plus pressants. Des indicateurs clés, tels que le revenu par habitant, la soutenabilité de la dette et les risques de fragilité et des chocs extérieurs, sont évalués pour garantir que les ressources soient acheminées aux pays les moins avancés confrontés à des situations de vulnérabilité les plus graves. Les financements soutiendront des initiatives ayant un impact majeur, qui s’inscrivent parfaitement dans les stratégies nationales de développement.
Aux fins de sa viabilité à long terme, le fonds s’appuie sur des mesures financières solides, notamment l’affectation de 20 % du résultat net annuel de la BID et la reconstitution périodique des ressources par les pays membres.
« Le Fonds de financement concessionnel est plus qu’un simple mécanisme de financement. Il incarne une promesse renouvelée que les personnes les plus vulnérables à travers le monde ne mèneront pas leurs combats seuls », a déclaré le président du Groupe de la BID, S.E. Dr Muhammad AL JASSER, lors du lancement du fonds à Al-Ula.
Dr Al JASSER a affirmé que le fonds vise à tripler le financement concessionnel de la BID pour atteindre environ 15 % de ses approbations annuelles, ce « au moyen des partenariats, du partage des connaissances et du cofinancement qui multiplie l’effet de chaque dollar investi ».
Il a également souligné que le fonds n’aurait pu être créé sans le soutien financier et moral important de l’Arabie saoudite et du Koweït.
« Le Fonds de financement concessionnel de la BID est une déclaration d’espoir et un engagement à soutenir nos pays membres les moins avancés. Nous sommes ici pour investir dans leur potentiel et les aider à bâtir un avenir résilient et inclusif », a-t-il indiqué.
En privilégiant les pays membres les moins avancés, le fonds renforce non seulement leur progression vers la résilience, mais promeut également une vision collective de progrès équitable où aucun pays membre n’est laissé pour compte.