La BID approuve 2,8 milliards de dollars pour des projets de développement stratégiques
Bakou (Azerbaïdjan), 16 juin 2026 — À sa 367e réunion présidée par Dr Muhammad AL JASSER, le Conseil des Directeurs exécutifs de la Banque islamique de développement (BID) a approuvé des financements de 2,8 milliards de dollars pour des projets de développement. Cette réunion du Conseil des Directeurs exécutifs se tient durant les réunions annuelles de 2026 du Groupe de la BID, à Bakou, en Azerbaïdjan. Ces approbations illustrent l'engagement continu de la BID à soutenir des projets transformateurs visant à renforcer la connectivité, la sécurité énergétique, les systèmes alimentaires et la résilience face aux changements climatiques, mais aussi à accélérer la réalisation de plusieurs objectifs de développement durable dans les pays membres.
Un financement de 650,75 millions d’euros est octroyé à l’Ouganda pour le projet de construction d’un chemin de fer à écartement standard. L'objectif est de construire un réseau ferroviaire moderne, à grande capacité et à faible émission de carbone. Le projet contribuera à baisser le coût de transport et le temps de trajet, améliorer l'accès à un mode de transport sécurisé, réduire les émissions de CO₂, et créer environ 3 000 emplois.
La Türkiye a bénéficié d’un financement de 660,35 millions d’euros pour le projet de ligne de chemin de fer du Nord, Istanbul. À travers ce projet, le pays vise à renforcer la connectivité ferroviaire intercontinentale en facilitant la circulation des marchandises dans les corridors Europe–Asie , tout en améliorant la mobilité des passagers.
Un financement de 93,80 millions de dollars est approuvé en faveur du Tadjikistan pour le projet de réhabilitation de la route Rushan–Varshez. L’objectif est de renforcer la compétitivité commerciale régionale du pays en améliorant l’efficacité des transports et en renforçant la résilience aux risques climatiques.
Pour le Nigéria, un montant de 150 millions de dollars est approuvé au titre du projet de développement de l’énergie solaire dans l'État de Niger. Le projet vise à développer la production d’électricité propre, améliorer la fiabilité de l’approvisionnement en électricité, diversifier le bouquet énergétique, et accompagner le pays dans son engagement en matière d’atténuation des changements climatiques.
Par ailleurs, un financement de 86,55 millions d’euros est accordé à la Côte d’Ivoire pour la deuxième phase du projet de renforcement des ouvrages du système électrique et d’accès à l’électricité. L’objectif du projet consiste à améliorer l’accès, la fiabilité et la qualité des services de l’électricité.
La Palestine quant à elle a bénéficié d’un financement de 22 millions de dollars pour la première phase du projet de centrales solaires photovoltaïques. Ce projet permettra de renforcer la sécurité énergétique, d’élargir l’accès à une électricité abordable, et d’accroître la résilience des communautés vulnérables.
S’agissant du Bangladesh, un financement de 1,004 milliard de dollars est approuvé pour le projet de modernisation et d’agrandissement de la centrale Eastern Refinery. Ce projet contribuera à améliorer la sécurité énergétique du pays, accroître les capacités nationales d’approvisionnement, et garantir la disponibilité de produits pétroliers plus abordables et plus durables sur le marché intérieur.
Un financement de 30,01 millions de dollars est accordé à la Gambie pour le projet d’amélioration de la production et de la productivité bovines. Cette opération permettra d’augmenter la production bovine et les revenus des ménages et renforcera la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Aussi le Conseil des Directeurs exécutifs a-t-il approuvé un financement de 19,17 millions d’euros en faveur du Bénin pour le projet d’intensification durable des systèmes à base de légumineuses pour la fertilité des sols, la résilience agricole et la sécurité alimentaire. Le projet permettra d’augmenter la productivité agricole et d’assurer la sécurité alimentaire et la résilience climatique des petits exploitants.
Ces approbations reflètent les priorités stratégiques des réunions annuelles de 2026 à Bakou, qui se tiennent sous le thème de l’intégration régionale pour une prospérité durable. Elles soutiennent des investissements à fort impact dans le transport transfrontalier, les systèmes énergétiques résilients et l’agriculture durable.